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10 questions à poser à une mentore en énergies renouvelables

Charlotte Yan est une cycliste aguerrie: le vélo est son moyen de transport privilégié et à ses heures perdues, elle rénove également des vélos vintage. Cette mentore Academos aime le tout ce qui est manuel: la couture, le jardinage. Elle apprécie aussi les activités de plein air telles que la randonnée et le canoë.

Elle a d’abord commencé à travailler en génie mécanique, plus précisément dans le domaine de l’aéronautique (elle a même travaillé sur des jets privés!) avant de se consacrer totalement aux enjeux environnementaux.

Comment est-elle passée d’un domaine à l’autre? Academos lui a posé 10 questions sur son parcours.

Parle avec un mentor

 

En quoi consiste ta job?

Je suis chargé de projet énergie renouvelable dans les milieux isolés: je participe à l’intégration des technologies telles que les panneaux solaires, les éoliennes dans des communautés isolées.. d’abord, j’identifie des fournisseurs de technologies puis je supervise la construction et la mise en place des équipes d’opération et de maintenance.

Je réponds aux appels d’offre, je participe au développement d’études de faisabilité, ainsi qu’à l’évaluation et au choix des technologies en question. Grâce aux documents que je produis, le client est en mesure d’évaluer toutes les options possibles.

 

Plus jeune, te voyais-tu dans ce métier? Si oui, ça correspond à tes attentes? Sinon, que voulais-tu faire comme métier?

Pour être honnête, à 15 ou 16 ans, je n’avais aucune idée de ce qu’était le métier d’ingénieur, je ne me voyais pas vraiment faire ça. En vérité, choisir un métier pour toute une vie, ça me semblait bien intimidant!

Mais je savais que je me voyais dans un métier où je voyageais dans des endroits isolés. L’environnement était déjà important pour moi. Je peux dire que je fais mon métier actuel grâce à un concours de circonstances: mon parcours n’a a pas été linéaire mais mon intérêt pour l’environnement était toujours présent.

Au final, j’ai créé mon métier de rêve au fur et à mesure et là, je fais exactement le métier qui me convient!

 

Qui est-ce que t’a inspiré à suivre cette voie?

Le développement de mon sens écologique: la perception que j’en avais et l’importance de la nature pour moi. Après avoir décroché mon diplôme d’ingénieure mécanique, j’ai travaillé dans l’aéronautique. Au bout d’un moment, ce métier-là allait à l’encontre de mes valeurs. J’ai donc décidé de faire une maîtrise à l’ETS en génie de l’environnement et ensuite, j’ai trouvé un travail en accord avec mes valeurs.

 

Comment es-tu devenu chargée de projets bio energie?

Les bio-énergies c’est, à la base, les énergies provenant de la transformation des matières organiques résiduelles (déchets de table, résidus forestiers ou autre).

En faisant ma maitrise à l’ETS, j’ai choisi l’option recherche. Mon projet de recherche que j’ai effectué au laboratoire T3E en partenariat avec Tugliq Énergie Co consistait à évaluer les solutions alternatives pour remplacer les systèmes de chauffage en place dans le NUNAVIK; par la suite, j’ai été embauchée pour continuer ce travail dans le Nord.

 

Pourquoi avoir choisi cette spécialisation en énergies renouvelables et pas une autre?

Je ne peux pas dire que j’ai choisi ça puisqu’au début, je travaillais en aéronautique. Plus tard, l’option en énergies a commencé à m’intéresser de plus en plus. Quand je suis retournée aux études à l’ETS, j’ai choisi l’environnement plutôt que les énergies renouvelables, sachant que je voudrais toujours travailler dans l’environnement puisque ça correspondra toujours à mes convictions personnelles.

 

Qu’est-ce qui te fait le plus tripper dans ta job?

C’est vraiment le fait que je travaille dans des milieux éloignés, avec des communautés isolées; ce sont des lieux auxquels je n’avais jamais pensé accéder. Ce que j’aime aussi dans mon travail c’est qu’il faut prendre en compte la dimension sociale des contrats, tenir compte des besoins des communautés afin de voir ensemble comment faire avancer les choses. Les projets sont à échelle humaine: ils peuvent être longs et donc frustrants parfois, mais au final c’est toujours assez gratifiant.

                                                               

Et si tu devais changer une chose?

Ce serait le ratio temps passé devant l’ordinateur par rapport au temps passé sur le terrain. Donc j’aimerais passer plus de temps sur le terrain!

 

Quels métiers ou aptitudes penses-tu qu’il manque dans le domaine des énergies renouvelables?

La problématique est que les énergies fossiles sont plus développées et sont plus subventionnées. Le domaine de l’énergie renouvelable pourrait bénéficier de plus de marketing-communications pour élargir la sensibilisation aux énergies renouvelables en général.

 

As-tu eu ou as-tu encore des mentors? pourquoi?

Je n’en ai jamais eu, mais j’aurais vraiment aimé en avoir. Surtout au début de mes études pour me guider et m’encourager dans les moments où je pensais ne pas y arriver.

 

Quels conseils donnerais-tu aux futurs professionnels en énergies renouvelables?

Je leur dirais de choisir des études qui leur plaisent car on peut arriver à ce domaine par tous les métiers. Dans ce secteur, on a également besoin de gens qui font différents métiers. Alors, choisis ton métier de rêve et par la suite, oriente-toi vers les énergies renouvelables.

 

Comme quoi, suivre ses passions, c’est très payant

 

Tout un parcours pour faire le métier de ses rêves! Tu as plus de questions pour Charlotte? Contacte-la directement sur Academos!

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