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Academos pose 10 questions à une joaillère

Carolle Desjardins aime le travail solitaire et la nature, mais n’a aucun problème à interagir avec le monde. Quel serait donc le métier idéal pour une personne qui selon ses dires, est complexe et rigolote, passionnée et qui a les pieds sur terre, mais la tête dans les nuages?

Le métier de joaillère bien sûr! C’est un métier qui demande créativité (bien sûr), mais aussi discipline et ouverture d’esprit.

Academos lui a posé 10 questions pour en savoir plus sur son métier de rêve.

Parle avec un mentor

1. En quoi consiste ta job?

Il y a plusieurs manières de considérer ce métier. Pour moi, de manière simple, ma job consiste à faire de la création, de la production et de la vente de bijoux.

2. Qu’est-ce qui t’a poussée à devenir joaillère?

Au départ, je n’avais pas beaucoup d’intérêt pour l’école, donc je me voyais mal aller au Cégep ou à l’université. J’avais déjà un intérêt pour le travail manuel: j’avais essayé la sculpture, mais finalement, c’est la joaillerie qui m’a le plus interpelé! J’ai toujours aimé et aimé fabriquer des bijoux avec toutes sortes de métaux que je trouvais.

Un peu par hasard, je suis tombée sur une offre de cours à temps plein en joaillerie. Ce cursus semblait complet et comprenait même des cours d’histoire des bijoux. Mon intérêt et le programme de cours m’ont motivée à poursuivre en joaillerie.

3. Quel a été ton parcours?

Je travaillais dans le milieu culturel donc le bijou m’interpelait déjà. Une de mes collègues de bureau qui faisait de la joaillerie a été ma première mentore: à la regarder travailler, je voyais en quoi consistait son métier (un peu comme un stage d’un jour) et ça a confirmé mon intérêt et mon choix pour ce métier. Après avoir complété mon DEP, je me suis lancée à mon compte.

4. Quelle est ta plus grande source d’inspiration?

Honnêtement, ma source d’inspiration a toujours été la nature: j’habite en campagne, je suis entourée de bois, d’arbres et de cabanes à sucre. Les arbres et les écorces m’inspirent le plus, car pour moi c’est un symbole de force, de durabilité et de résilience. Je suis attirée et inspirée par la matière.

5. Est-ce que tu considères que ton travail est un travail routinier?

Oh la la.. c’est difficile à dire.. Au début c’est effectivement un travail un peu routinier: il faut fabriquer des bijoux en séries pour pouvoir en produire assez pour en vendre. Mais maintenant, je fais beaucoup plus de création pure pour des commandes individuelles. Vu que je fais des pièces uniques, il n’y a pas de moment routinier.

6. Peut-on faire cet emploi à temps plein?

Moi je suis joaillère à temps plein. C’est un emploi qui requiert plusieurs tâches, car il y a pas mal de choses à faire. J’ai un contrôle absolu sur mon horaire et pour respecter mes promesses de production, il vaut mieux pour moi d’être à temps plein.

7. Comment vois-tu l’évolution de ce métier dans l’avenir?

De nos jours, il y a beaucoup des bijoux abordables sur le marché. Par contre, les pièces uniques sont plus difficiles à trouver, elles doivent être créées sur commande. Il y aura toujours des gens qui préfèreront avoir des bijoux faits sur mesure, les bijoux qui ont une touche personnelle.

Ce métier a de l’avenir avec une clientèle niche, une clientèle fidèle qui apprécie le soin et l’attention portés à la fabrication de leurs bijoux.

8. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les joaillers?

Ça va dépendre de la personnalité des joaillers: il y en a qui préfère travailler seul et d’autres préfèrent bien s’entourer. Je connais certains bijoutiers qui sont travailleurs autonomes. Ces derniers participent souvent aux salons des métiers d’art et ouvrent leurs boutiques. Il faut avouer que c’est un métier qui est aussi axé sur l’entrepreneuriat, ce qui veut dire qu’il y a une part de risques et d’incertitude.

Moi je ne changerai mon métier pour rien au monde. Je peux affirmer maintenant que c’est mon métier de rêve. C’est valorisant d’avoir son entreprise et de savoir qu’on y arrive.

9. Quel conseil « bling-bling » aurais-tu pour les futurs joaillers?

Je conseille de toujours persévérer et de croire en soi. Si la joaillerie est ton métier de rêve, je te suggère d’être patient et d’être ouvert d’esprit pour continuer à nourrir ta créativité.

10. Quelle est la création dont tu es le plus fière?

Difficile à répondre à cette question. Il y a quelques années, j’avais créé un bijou pendentif inspiré des aurores boréales ; c’est l’une de mes plus grandes fiertés!

Selon moi, je fais le plus beau métier du monde : ce métier m’a choisi et je ne l’ai jamais regretté.

Penses-tu que tu t’épanouirais en faisant le métier de joailler-bijoutier ou en effectuant une formation professionnelle ? Parles-en avec Carolle ou Sonia aujourd’hui!

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