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Les jeunes, une génération « moi, moi, moi ». Vraiment?

Le Journal de Montréal publiait samedi un article titré Un élève déplore les impacts de la grève des professeurs : Un jeune de la polyvalente de L’Ancienne-Lorette a écrit au syndicat des enseignants. En gros, cet élève de Québec remet en question le choix des dates pour les journées de grèves prévues en décembre par les enseignants de son école.

Ces journées remettent en question des séances de récupérations prévues avant les examens ainsi que la tenue d’activités parascolaires dans lesquelles les élèves s’impliquent assidûment depuis la rentrée. L’élève dit comprendre les revendications des enseignants, mais aurait souhaité que les élèves, dont tout le monde dit qu’ils sont la priorité, soient consultés.

Il n’en fallait pas plus pour enflammer les réseaux sociaux. Cet étudiant s’est fait traiter d’individualiste qui ne regarde que « son nombril » par des centaines de personnes. On a opposé ses propos, et ceux de sa génération, à la solidarité du mouvement syndical.

Ça m’a fait penser à un numéro du TIME Magazine paru en 2013 et consacré à la génération Y. Il s’intitulait « La génération Moi, Moi, Moi ».

On y apprenait qu’en réalité, les jeunes s’engagent dans leur communauté, mais ils le font différemment de leurs aînés. Par exemple, ils se servent des réseaux sociaux pour s’engager dans les causes qui leur tiennent à cœur. Le Printemps Érable s’est presque entièrement organisé sur les réseaux sociaux. En ce moment l’initiative 25 000 tuques pour les réfugiés rallie déjà 10 000 personnes sur Facebook! Et que dire du bénévolat? Selon l’Institut de la statistique du Québec, 54% des 15-24 ans en font. Cette proportion n’est que de 32% chez les plus de 35 ans.

Des emplois pour idéalistes ou solidaires qui veulent changer les choses

On peut aussi s’engager dans la communauté en y œuvrant professionnellement. À Montréal, l’économie sociale représente 60 000 emplois dans des milieux de travail aussi variés que des centres de la petite enfance, des cuisines collectives, des centres culturels ou même des agences publicitaires. Ce sont des emplois valorisants, engageants et qui ont des impacts positifs sur les collectivités.

Malheureusement, ils sont souvent précaires ou moins bien rémunérés que dans les organisations publiques ou privées. C’est peut-être pourquoi de plus en plus de jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat social, une nouvelle façon d’allier entrepreneuriat et impact social.

Quelques-unes de nos mentors n’échangeraient leur travail pour rien au monde :

Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos

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