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Les 4 commandements pour peaufiner son rôle de mentor en tant qu’intervenant

Cet article a été rédigé par Caroline Perreault,
Conseillère d’orientation

Chaque année, la rentrée scolaire me rappelle des souvenirs de mon parcours scolaire. Certains moments et détails se perdent avec les années, alors que d’autres demeurent. Néanmoins, ces souvenirs qui perdurent sont généralement associés à des personnes importantes dans mon parcours : celles qui m’ont encouragé, qui m’ont fait des critiques constructives, qui m’ont fait grandir ou encore qui m’ont offert leur support quand j’en avais le plus besoin pendant mon apprentissage. Ces personnes ont agi avec générosité, patience, ouverture et surtout bienveillance. Elles ont joué un rôle de mentor dans mon parcours.

Comment définir notre rôle de mentor en tant qu’intervenant ?

En tant qu’intervenant en milieu scolaire, on agit à titre de mentor auprès de ses étudiants. Notre présence quotidienne dans la vie de ces jeunes a quelque chose de réconfortant et de rassurant dans leur parcours scolaire. Il va sans dire que parmi ces jeunes, certains ne parviennent pas à trouver de modèle inspirant dans leur famille, dans leur entourage. Alors, il est fort possible qu’ils puissent avoir besoin d’un mentor comme nous pour atteindre leurs buts ou du moins pour voir leur plein potentiel.

Ceci étant dit, être mentor ne veut pas dire qu’on doit prendre un adolescent sous son aile jusqu’au jour où celui-ci tiendra fermement son diplôme entre ses mains. Le rôle du mentor découle avant tout d’une intention : c’est une façon de transmettre son savoir tout en s’impliquant auprès de ses étudiants.

Voici quatre commandements qui vous aideront à agir à titre de mentor auprès de vos étudiants dans cette nouvelle année scolaire :

Ayez une bonne écoute

Être une bonne oreille pour écouter les aspirations et/ou les difficultés de nos étudiants permet d’apprendre à les connaître davantage et de développer un lien de confiance avec eux. Aussi, c’est une occasion pour eux de communiquer leur état d’âme, de prendre le temps de verbaliser leurs idées tout en apprenant à affirmer leurs besoins. Avoir une bonne écoute c’est accorder de l’espace à son mentoré afin qu’il puisse se confier en toute liberté.

De plus, être une bonne oreille pour ses étudiants pourrait leur permettre de commencer la planification d’un projet important ou de leur carrière. Il n’est pas nécessaire d’offrir de grands conseils, simplement une bonne écoute. De petites reformulations de leurs propos pourraient aider vos étudiants à commencer leur projet. Par exemple, si une de vos étudiantes vous parle d’une idée d’entreprise. Vous pourriez lui demander à quel moment de sa vie elle souhaite faire ce projet? Comment elle a eu cette idée? À ce stade-ci de sa réflexion, il n’est pas nécessaire de la rediriger vers des étapes concrètes de son projet. Il suffit d’ouvrir le dialogue afin que l’idée se concrétise dans son esprit.

Faites plus d’introspection

Niveau introspection, il n’y a rien de mieux que de se poser des questions : Est-ce que ce conseil vise à vous permettre de créer une réflexion chez votre jeune ou de faciliter votre gestion de classe ou votre intervention? Qui tire profit de votre intervention? En prenant le temps de faire un peu plus d’introspection, vous prenez le temps de cerner si l’intervention que vous ferez est réalisée dans l’esprit du mentorat.

Soyez positif

Les leaders positifs ont certainement plus d’impact que les leaders négatifs! C’est un fait : il est plus facile d’interagir avec une personne avec qui nous pouvons anticiper une finalité constructive ou positive qu’avec une personne imprévisible et négative. Cette impression qu’on laisse à nos jeunes leur donnera envie de connaître notre avis, nos impressions ou simplement d’être en notre présence. Bref, s’il y a bien une chose qu’on doit retenir, c’est qu’une présence positive est quelque chose d’inestimable aux yeux d’un adolescent en quête d’identité.

Faites preuve de « patience bienveillante »

Avec les enfants en âge préscolaire, on parvient facilement à lâcher prise sur différentes petites choses parce qu’on sait qu’ils ne sont pas rendus à certaines étapes dans leur développement. Cette patience et cette bienveillance nous évitent de vivre des frustrations sur lesquelles nous n’avons pas de pouvoir et de maintenir nos énergies à un créer un climat positif qui favorise leurs apprentissages. Je vous invite donc à vous inspirer de cette patience et cette bienveillance constantes comme mentor auprès de vos mentorés. Certains apprentissages sont une question de temps. L’attitude, l’accueil et l’écoute sont parfois plus aidants que des mots dans certaines situations.

 

En terminant, le mentorat est aussi une façon de mettre en lumière toute l’expertise que vous avez accumulée au fil des années : vos apprentissages, vos expériences et même vos erreurs. Vous constaterez vos forces et votre influence dans votre milieu et dans vos interventions. Vous prendrez aussi possiblement plus le temps de savourer le moment présent avec vos jeunes, puisque le mentorat a le pouvoir de souder la relation que vous entretenez avec eux.

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