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Quand j’ai réalisé que je n’avais pas de semaine de relâche.

Dès ma deuxième semaine à l’université, je me motivais en pensant à la FAMEUSE semaine de relâche d’octobre. Ok, techniquement c’est une semaine de «lecture» où les étudiants en profitent pour se mettre à jour dans leurs devoirs, se rencontrer en équipe pour leurs travaux de mi-session, se reposer, etc. Par contre, on va se dire les vraies choses, peu de gens font réellement ce que nous sommes censés faire. Par exemple, moi, ma semaine de «lecture» ressemble à du Netfllix all day everyday, plein de restaurants entre amis et beaucoup plus d’heures à mon travail parce que je suis une étudiante pis les étudiants sont pauvres.
Par contre, cette année, chanceuse comme je suis, j’ai réalisé que je n’avais pas de semaine de relâche, merci l’UQAM. Sincèrement, un break m’aurait vraiment fait du bien parce que je sens que je suis sur le bord d’un burnout. Il y a beaucoup de gens autour de moi qui m’ont toujours dit que l’université allait être mes plus belles années. Pardon, mais non. Comme je ne trouve pas ça vraiment le fun avoir quatre heures de sommeil par nuit. Ce n’est pas génial d’être constamment en état de stress. Puis, surtout, ce n’est pas trippant de se remettre en question toutes les semaines. Peut-être que c’est moi qui ai pris trop de projets en même temps. Peut-être que c’est ma faute étant donné que j’essaye d’avoir un semblant de vie sociale. Peut-être que c’est à cause que je fais trop d’heures au magasin. Ou peut-être que c’est toutes ces choses combinées ensemble.
Bref, tout ça pour dire que l’annonce de ma «non-relâche» a fait surgir beaucoup d’émotions en moi, principalement négatives, j’avoue. En plus, c’est ma fête dans genre un mois. Je vais avoir 20 ans et je ne suis pas prête du tout. Je sais que c’est seulement un chiffre, mais changer de dizaine me fait capoter ben raide.
Sauf que, cette semaine, sur mon fil d’actualité Facebook, j’ai vu cette citation :

«Nothing will ruin your 20’s more than thinking you should have your life together already» 

Juste cette petite phrase-là m’a fait énormément de bien et j’espère qu’elle aura le même effet sur vous. Le truc c’est que je ne suis le genre de personne (et tout le monde qui me côtoie pourra vous le confirmer) qui veut tout, tout de suite. Du haut de mes 19 ans, j’aimerais déjà avoir un emploi dans mon domaine d’études, je voudrais déjà avoir réalisé quelque chose de mémorable et je rêverais d’avoir accompli au moins la moitié des choses qui sont sur ma to do list.
Par contre, après avoir lu ça, j’ai réalisé que, même avec toute la pression que je me mets sur les épaules, c’était correct. Au fond, ce n’est pas grave si je ne suis pas encore sûre si j’aime mon programme ou si je veux faire un autre Bac après. J’ai le droit d’avoir aucune idée de ce que je fais réellement en ce moment ni d’où je m’en vais. Puis, c’est totalement normal de profiter de ma jeunesse pour me découvrir, partir voir le monde en backpack ou même réaliser que l’université, au fond, ce n’est pas fait pour moi.
J’ai divagué un peu du sujet principal (oupsi), mais, le plus important, selon moi, de ce que je voulais dire aujourd’hui, c’est qu’il faut profiter de cette semaine-là pour faire ce dont nous avons besoin et non ce qu’on attend de nous. Tu veux t’avancer dans tes devoirs et être méga prêt pour la mi-session, tant mieux pour toi. Tu veux boire jusqu’à oublier dans quel programme t’es, c’est ben correct, t’as amplement le droit. Tu veux écouter Netflix jusqu’à en devenir une épave, je t’encourage (parce que c’est ce que je ferais moi). Avec le rythme de vie qu’on a en ce moment, on oublie souvent de faire des choses pour nous, pour nous faire plaisir puis je trouve que c’est primordial si on veut garder le cap.
Autrement dit, si on ne veut pas devenir fou.
Sur ce, je retourne à mes exercices d’économie,
Bonne semaine,
Alexandra xx
PS.  Il n’est jamais trop tard pour t’inscrire à Academos! 

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