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10 Questions à poser à une mécanicienne-entrepreneure

Laurie est une personne sympathique et drôle. Elle aime toutes sortes de choses comme la planche à roulettes, les jeux vidéo et le marketing. Un peu par hasard, cette mentore a commencé sa carrière en tant que mécanicienne automobile. Aujourd’hui, elle travaille pour Transports Canada et elle fait des tests sur les voitures et leurs accessoires. Ah, et elle trouve aussi le temps de s’occuper de sa compagnie, puisqu’elle est entrepreneure!

Tu l’as deviné, Laurie est une fille captivante! Pour en savoir plus sur son métier et son parcours, je lui ai posé 10 questions. Alors, si tu t’intéresses à la mécanique automobile ou encore à l’entrepreneuriat, cet article a tout pour te plaire!

1. En quoi consiste ta job?

J’ai suivi une formation en mécanique automobile, cependant aujourd’hui je ne travaille pas en tant que mécanicienne. Présentement, je travaille au laboratoire d’enquêtes sur la sécurité automobile pour Transports Canada, au gouvernement fédéral. J’aime beaucoup mon travail, car je dois faire toutes sortes de tests sur les voitures (carrosserie, freins, etc.) et leurs accessoires (sièges pour enfant, supports divers, etc.).

2. Plus jeune, te voyais-tu devenir mécanicienne? Si oui, est-ce que ça correspond à tes attentes? Sinon, que voulais-tu faire comme métier?

C’est difficile à dire. Quand j’étais jeune, je me voyais devenir astronaute, pilote d’avion ou même policière. J’ai découvert la mécanique automobile à la fin du secondaire, un peu par hasard. Je me cherchais un emploi étudiant et j’ai vu un poste affiché dans un garage. La mécanique s’est en quelque sorte présentée à moi!

C’est un métier qui correspond tout à fait à mes attentes! Le métier de mécanicienne regroupe toutes sortes de choses que j’aime comme le travail manuel, la résolution de problèmes et la compréhension de l’électronique pour n’en nommer que quelques-unes.

3. Qui est-ce qui t’a inspiré à devenir mécanicienne?

Comme je le disais plus tôt, la mécanique s’est présentée à moi par hasard. En effet, en secondaire 5 je me cherchais un emploi et j’ai vu le poste affiché dans un garage M. Lube (un garage qui fait principalement des changements d’huile et des entretiens de routine). En voyant le poste, j’ai décidé d’appliquer. Quinze minutes plus tard, le gérant m’a rappelée pour me proposer une entrevue qui s’est ensuite transformée en offre d’emploi. C’est donc comme ça que j’ai été initiée à la mécanique automobile. N’ayant pas d’expérience, j’ai appris les bases dans ce garage.

Par la suite, j’ai dû faire un choix au cégep. J’hésitais entre devenir policière ou suivre un cours en mécanique automobile. Avant de travailler dans un garage, je ne savais pas qu’il existait un cours de mécanique automobile qui se donnait à la formation professionnelle, puisque dans mon école secondaire, j’ai toujours été encouragée à poursuivre au cégep, puis à l’université. En travaillant dans le garage, j’ai côtoyé des gens plus vieux qui suivaient justement le cours de mécanique automobile. Au final, j’ai choisi la formation professionnelle et je suis devenue mécanicienne… puis entrepreneure!

4. Comment es-tu devenue mécanicienne et entrepreneure?

Dans le cadre de ma formation en mécanique automobile, j’ai eu à faire un stage. J’ai trouvé une place dans un garage tout près de chez moi. Trois jours après le début de mon stage, mon patron m’a proposé un emploi. Alors je me suis mise à travailler pas mal : le jour je faisais mon stage et les soirs et les fins de semaine je travaillais pour le même garage.

Par la suite, j’ai fait un retour aux études dans le but de devenir entrepreneure. J’ai fait un bac en administration des affaires, concentration marketing et entrepreneuriat à l’UQÀM. J’avais envie de démarrer ma compagnie et de fournir des conseils aux femmes et à tous ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur la mécanique automobile.

5. Est-ce que le fait que la mécanique automobile soit un domaine principalement masculin a eu un impact sur ton parcours?

Non pas du tout. Je n’ai jamais eu de problème de ce côté-là. Je me suis toujours bien intégrée. J’étais en minorité bien sûr, mais ça ne m’a jamais dérangée et personne ne m’a jamais fait sentir que je n’étais pas à ma place.

Par contre, j’ai remarqué que les femmes ont plus de mal à accéder à des postes de gestion dans le domaine. Les garages sont souvent des entreprises familiales et les postes de gestion sont transmis d’un membre de la famille à un autre.

6. Qu’est-ce qui te fait le plus triper dans ta job?

C’est le meilleur emploi de ma vie! J’adore enquêter sur des problèmes spécifiques aux voitures. Je dois faire des tests et travailler avec des outils spécialisés. Je dois aussi analyser et mesurer diverses données en lien avec les voitures. Il y a beaucoup à apprendre! Par exemple, on essaie de comprendre pourquoi une voiture a pris feu. Il faut donc trouver l’origine du feu et s’assurer que ça ne se reproduise plus.

Le travail en tant que tel est génial, mais les retombées sont aussi très gratifiantes. En faisant ces tests sur les voitures, j’aide tout le monde en contribuant à rendre les routes plus sécuritaires ce qui a un impact positif sur la sécurité en voiture de tous les Canadiens et Canadiennes.

7. Et si tu devais changer une chose dans ton domaine?

Je changerais beaucoup de choses si je pouvais! Mais ma plus grande préoccupation est liée aux conditions de travail du milieu. C’est un milieu et un métier difficile, autant pour les hommes que pour les femmes et les conditions de travail ne sont pas idéales. Souvent les emplois ne comprennent pas d’assurances, il n’y a pas beaucoup de possibilités d’avancement et les salaires ne sont pas très élevés. Donc si je pouvais changer quelque chose, je commencerais certainement par ça.

8. As-tu des conseils pour les jeunes qui veulent devenir entrepreneurs?

Je suggérerais à tous ceux qui veulent devenir entrepreneurs de participer à toutes sortes de concours. Il en existe toutes sortes autant à l’université qu’au secondaire qui ont pour but d’aider les jeunes à bâtir des plans d’affaire pour leur future compagnie. C’est un excellent moyen d’aller chercher de l’aide pour planifier un projet de ce genre. Les prix à gagner sont des bourses qui permettent par la suite de démarrer son projet. Un exemple de concours est le défi OSEntreprendre.

Dans le cadre de ces concours, les participants ont une idée qu’ils doivent présenter, et développer. Pendant le concours, les participants sont suivis par des mentors et des coachs qui les aident à développer leur plan de carrière et à concrétiser leur projet.

C’est définitivement ce qui m’a aidé le plus! Alors, n’hésitez pas à aller chercher de l’aide! Ne commencez pas un projet de ce genre tout seul! Une entreprise à besoin de toutes sortes de gens et d’opinions variées!

Chez Academos, nous avons plusieurs mentors entrepreneurs qui ont démarré des entreprises de toutes sortes. Si tu as envie d’en apprendre plus sur le métier d’entrepreneur, écris à nos mentors sur Academos dès maintenant!

9. As-tu eu ou as-tu encore des mentors? Pourquoi?

Durant ma formation professionnelle, j’ai eu une mentore. C’était ma professeure et elle m’a beaucoup aidée pendant mon parcours scolaire. Elle m’a aussi encouragée à poursuivre mes études pour devenir mécanicienne. Aujourd’hui, 10 ans plus tard, elle est encore une source d’inspiration et nous sommes toujours en contact!

10. Quels conseils donnerais-tu aux femmes et à tous ceux qui hésitent à envisager une carrière dans le domaine de la mécanique?

Je leur dirai de foncer et de ne pas avoir peur! Que vous soyez une fille ou un garçon, vous ne serez pas traités différemment. Même qu’être une femme dans un milieu plus masculin ça permet de faire changer les mentalités! Donc, si c’est un domaine qui vous intéresse, allez-y et n’ayez pas peur!

Si tu as trouvé le parcours de Laurie inspirant et que tu as envie d’en savoir plus, écris-lui sur Academos!

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