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Entrevue avec Guillaume Pelletier, chroniqueur et édimestre au RDS.ca

Guillaume Pelletier a toujours rêvé de travailler dans l’univers du sport. À l’adolescence, son rêve lui semblait presque impossible. Malgré tout, il a tout mis en œuvre pour le réaliser. Aujourd’hui, il est chroniqueur et édimestre pour RDS, la chaîne sportive qu’il écoutait plus jeune. Dans cette entrevue, il nous parle de son métier, de son parcours et de l’importance de poursuivre ses rêves! 

En quoi consistent les métiers de chroniqueur et d’édimestre?

Une grande partie de mon métier consiste à écrire des articles en lien avec l’actualité sportive, qu’il s’agisse de résultats de matchs, de suivis de dossiers, de nouvelles de dernière heure ou de nouvelles intemporelles. 

Je m’occupe également de la gestion du contenu numérique du RDS.ca et de ses plateformes. Il peut s’agir d’alimenter la zone vidéo du site web ou les différentes plateformes de médias sociaux et de baladodiffusion en plus d’interagir avec nos différents experts pour offrir le meilleur contenu possible! 

Pourquoi as-tu choisi les métiers de chroniqueur et d’édimestre

Pour moi, œuvrer dans le monde sportif a toujours été un rêve. Lorsque j’ai pris la décision de me diriger dans le journalisme, l’intention était d’aboutir dans le milieu sportif, bien que j’ai exploré plusieurs autres avenues au cours de ma formation. 

Lorsque l’opportunité s’est offerte à moi d’œuvrer dans le sport, il allait de soi que ma passion rejoignait mon métier et qu’il était certain que c’était ce que je voulais faire de ma vie.

Plus jeune, est-ce que tu t’imaginais exercer les métiers de chroniqueur et d’édimestre? 

Comme plusieurs jeunes sportives et sportifs du Québec, je souhaitais être un athlète lorsque j’étais plus jeune, mais devant mes talents limités, je me suis rapidement intéressé aux modes de diffusion de l’information du sport.

L’animation, la description de match et le journalisme sportif plus précisément. Donc, jeune, j’écoutais et lisais avec grand intérêt les nouvelles sportives et les bulletins d’informations sportives comme Sports 30. À partir de là, c’était mon rêve d’un jour œuvrer dans ce domaine afin de vivre de cette passion!

Plus jeune, quelles étaient tes passions?

Le sport évidemment, mais je m’intéressais à plein de choses. Je crois que pour être journaliste, que ce soit au niveau sportif ou dans tous les domaines, il faut avoir une curiosité naturelle pour pouvoir aller plus loin.

Décris-nous brièvement ton parcours. Est-ce qu’il y a des choses qui pourraient nous surprendre?

J’ai fait une technique de journalisme à l’école supérieure d’art et technologie des médias du Cégep de Jonquière. C’est avec mon stage de fin de technique que j’ai décroché mon emploi à RDS.

Avant mon programme en ATM, j’ai fait un DEC en sciences humaines (profil criminologie) au Collège Champlain de Lennoxville, en anglais. Cette formation m’a permis de me familiariser avec le domaine juridique que j’ai eu à connaître lors de ma formation de journaliste, notamment en ce qui concerne les nouvelles juridiques et bien sûr à améliorer mes aptitudes en anglais autant à l’écrit qu’à l’oral.

Une chose que j’ai faite lors de mon parcours en ATM que je juge importante, c’est l’implication en cours de route. J’ai écrit pour un média web peu connu quand je commençais. Ça m’a permis d’obtenir de l’expérience sur les galeries de presse, notamment dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), puis je me suis impliqué dans l’équipe de communication d’une équipe de hockey Midget AAA, encore là j’ai pu prendre des aptitudes et de l’expérience, du point de vue de l’équipe plutôt que celui d’un média. 

Quelles sont les qualités requises pour travailler en tant que chroniqueur et édimestre?

Il faut être très proactif dans ce domaine. On ne nous guidera pas par la main que ce soit pour du journalisme en salle ou sur le terrain. Il faut trouver une façon de trouver des solutions à toute situation qui peut se présenter. Évidemment, il faut avoir une aisance en tant que communicateur et vulgarisateur. Il faut écrire ses articles de sorte qu’une personne moins familière avec le dossier ou le sport soit en mesure de comprendre la nouvelle, mais il faut également que le lecteur plus assidu en trouve pour son comble et apprenne quelque chose à travers l’article.

Dans le métier de journaliste en général, il faut absolument être objectif, neutre et invisible, il faut demeurer impartial face à la nouvelle et détacher nos croyances ou nos opinions du texte de nouvelle. Dans le cadre d’une chronique – qui vise à faire connaître son opinion, contrairement à l’article de nouvelle – il faut alors se montrer convaincant afin de faire réfléchir à un point de vue.

Évidemment, il faut également se bâtir une carapace prête à recevoir la critique des internautes. Il arrive fréquemment que les gens ne soient pas en accord avec vos idées et il faut apprendre à accepter de recevoir des commentaires négatifs. C’est aussi un travail qui peut apporter une pression et il faut donc être efficace pour travailler sous la pression.

Qu’est-ce qui te fait le plus « triper » dans ta job?

Mon travail consiste à vivre de ma passion jour après jour. Il n’y a pas une journée où je ne me renseignerais pas sur le monde sportif, mais travailler dans ce domaine avec des gens aussi passionnés que je le suis, c’est difficile de demander mieux. J’aime dire que je suis payé pour écouter du sport, pas trop mal!

As-tu des conseils pour les jeunes qui souhaiteraient se lancer dans une carrière comme la tienne? 

N’ayez pas peur de vous lancer. C’est un domaine compétitif, mais tellement intéressant. Le pire qui puisse arriver est de dévier vers un autre chemin qui sera sans doute très intéressant et c’est une réalité dans absolument tous les domaines qui vous passionne!

Il ne faut pas avoir peur de se défoncer et souvent éviter de compter les heures, mais en fin de compte être payé pour travailler dans le sport, c’est un des plus beaux métiers du monde.

Comment arrives-tu à concilier ton travail et ta vie personnelle?

Il faut savoir que pour la majorité des gens, la conciliation entre la vie personnelle et l’horaire de travail est difficile et le domaine journalistique, et encore plus le monde sportif, ne fait pas exception.

La majorité des évènements sportifs se déroulent en soirée et nous sommes donc fréquemment appelés à travailler tard et à travailler la fin de semaine. C’est un sacrifice qu’il faut être prêt à faire, mais rassurez-vous, ça ne veut pas dire non plus qu’il faut faire une croix sur nos ambitions personnelles, seulement, il faut être réaliste quant aux défis que ça peut représenter.

As-tu déjà éprouvé des doutes en ce qui concerne ton choix de carrière?

Évidemment et c’est normal. C’est normal aussi de se tromper ou de ne pas savoir du premier coup, surtout à l’adolescence! 

Personnellement, je me suis dirigé vers un autre parcours avant de prendre le chemin du journalisme sportif qui m’a mené à mon emploi actuel. 

J’éprouve particulièrement des doutes quant à la faisabilité de ce rêve lorsque j’étais à l’adolescence puisque je venais d’un petit village d’une région très éloignée. Mais peu importe ton parcours ou tes origines, tu peux accomplir ce que tu veux et il ne suffit que d’y croire et de se battre pour devenir la meilleure version de soi.

As-tu eu à surmonter des difficultés dans ton parcours scolaire et professionnel? Comment as-tu fait?

Au niveau académique, je n’ai jamais vraiment eu de difficulté à apprendre, j’ai été plutôt chanceux! Les difficultés que j’ai vécues ont été au niveau personnel, particulièrement côté confiance en soi, qui était parfois déficiente à l’adolescence et dans mes jeunes années d’adulte. 

Comme je venais d’un petit milieu, je croyais inaccessible de travailler dans un grand média sportif montréalais. Il a fallu faire un travail d’introspection, notamment avec des personnes-ressources qualifiées, pour réaliser qu’il était très accessible d’atteindre ce but, peu importe mon parcours! 

As-tu déjà eu des mentors?

Quelques professeurs de mon programme d’études ont évidemment été très importants dans mon parcours. Ils ne sont peut-être plus des mentors de façon quotidienne, mais ils ont certainement forgé le journaliste que je suis aujourd’hui. 

Sans nécessairement avoir de mentor, je pense qu’il est toujours important d’avoir des modèles sur lesquels nous pouvons apprendre et toujours chercher à être meilleur et à se challenger.

 

Si tu as des questions pour Guillaume, ou que tu aimerais en savoir plus sur le métier d’édimestre et de chroniqueur, inscris-toi sur Academos pour discuter avec lui! 

 

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