Academos Blogue Jeunes Entrevues

Ingénieure en hydrologie : survol d’un métier avec Elaine Robichaud

Elaine Robichaud est une grande passionnée des mathématiques, de la construction, de la nature et de la navigation sur les cours d’eau. Pas surprenant donc qu’elle soit ingénieure en hydrologie! Les ingénieurs en hydrologie, ou hydrologues, sont des personnes qui étudient et s’intéressent aux propriétés des eaux (cours d’eau, mers, océans, etc.), leur distribution, leur circulation et finalement leur utilisation par l’homme. Dans son cas, Elaine travaille plutôt avec les infrastructures hydrauliques. Comme, les barrages qui permettent de générer de l’électricité au Québec.

Elaine Robichaud hydrololgueElaine n’a pas toujours su qu’elle voulait être ingénieure en hydrologie. En effet, lors de son parcours à l’Université Laval elle a hésité entre deux programmes, soit la physiothérapie et le génie civil. Ne s’y connaissant pas encore beaucoup, elle n’avait pas de préférence. La vie l’a finalement conduite en ingénierie où elle s’est beaucoup questionnée, notamment à savoir si c’était vraiment le domaine qui lui convenait. Finalement, c’est lors d’une visite des chantiers et centrales du Complexe hydroélectrique La Grande Rivière, pendant sa dernière année d’études qu’elle a compris que l’hydrologie était le domaine qui la passionnait!

Par la suite, elle a travaillé en hydrologie urbaine avant d’être amenée à travailler en comportement des barrages (soit la structure). Voici donc 5 raisons pour lesquelles si elle avait à recommencer elle choisirait à nouveau de devenir ingénieure en hydrologie ou hydrologue :

1. Ingénieure en hydrologie, pour contribuer à préserver les réserves d’eau du Canada

Depuis maintenant plus de 20 ans,  Elaine réalise des études hydrologiques qui sont essentielles aux évaluations environnementales. Elle participe aussi à la conception des barrages hydroélectriques et à la gestion sécuritaire des crues. Finalement, elle contribue à la valorisation économique de l’eau chez Hydro-Québec. Et elle adore ça!

L’hydrologie est un domaine passionnant. D’ailleurs, le Canada est l’endroit idéal pour l’étudier. En effet, au Canada on retrouve le plus de mètres cubes d’eau disponible par habitant par année. Les lacs et rivières du Canada représentent 20 % des réserves d’eau douce renouvelable de la planète. Cette richesse est menacée par l’augmentation de la population (plus la population grandit, plus la demande en eau potable augmente). Elle est aussi menacée par les changements climatiques. Il est donc primordial de développer des outils et des technologies qui permettent de conserver cette ressource inestimable. Malgré l’abondance que l’on connaît, il est important de réfléchir à l’usage que l’on en fait. Le Canada est donc l’endroit idéal pour étudier les propriétés, la distribution, la circulation et l’utilisation de l’eau. Le tout en faisant une réelle différence dans la vie des gens, notamment d’un point de vue écologique.

2. Comprendre l’impact des changements climatiques sur le cycle de l’eau

L’eau est une ressource essentielle que l’on doit protéger puisque les espèces et les communautés en dépendent. Au Québec, on a tendance à l’oublier, mais cette richesse inestimable n’est ni inépuisable ni accessible à tous. Le réchauffement climatique a d’ailleurs un impact direct sur le cycle de l’eau. En effet, les données scientifiques et les simulations des modèles climatiques nous indiquent une intensification des phénomènes de sécheresse et d’inondation sur l’ensemble de la planète. Bref, il est plus que jamais important de comprendre quel volume d’eau de source renouvelable est affecté. Il faut aussi comprendre quels seront les impacts sur sa qualité pour ensuite prendre action et protéger cette ressource.

3. Contribuer au bien-être de la population et de l’environnement

L’hydrologue contribue à la conception d’aménagements hydrauliques (barrages, digues, égouts pluviaux, etc.). Ces aménagements servent à contrôler les cours d’eau, à protéger l’érosion des berges et à canaliser l’écoulement des eaux de pluie. Ainsi, les projets en hydrologie sont des projets d’envergure qui ont une perspective de développement durable et qui ont un impact concret et positif sur l’environnement et sur la vie des gens. C’est donc un moyen de travailler à développer des structures importantes qui améliorent autant la vie des gens que l’environnement.

4. Protéger l’intérêt public et l’environnement en prédisant l’avenir

Dans le cadre de son travail, Elaine doit prédire l’avenir… d’une certaine manière. Afin de construire ou de rénover un aménagement hydraulique (comme un barrage), elle doit anticiper divers événements hydrauliques qui peuvent survenir (comme une augmentation du flux de la rivière). C’est grâce à divers outils de modélisation, qu’elle peut prédire l’évolution du débit d’une rivière. Elle se sert aussi de diverses prédictions météorologiques, soit les précipitations et la température. Ces prédictions sont essentielles pour construire des barrages résistants et durables. Donc, elle protège l’intérêt public en s’assurant que les aménagements (à construire ou à rénover) résistent à long terme aux crues futures tout en assurant la sécurité civile et environnementale.

5. Lutter contre les changements climatiques

L’hydrologue a un impact positif dans de nombreux domaines. Par exemple, cela permet de trouver des solutions à des problèmes dans des domaines variés. Elle travaille à trouver des solutions en lien avec les changements climatiques, l’eau potable, la qualité de l’eau, les égouts pluviaux, les inondations, l’hydroélectricité, etc. Bref, travailler dans ce domaine permet d’améliorer la santé de la planète, mais aussi les conditions de vie des Québécois!

Élaine exerce un métier passionnant qui a un impact positif sur la population du Québec et sur l’environnement. Si son travail t’intéresse ou si tu as d’autres questions pour Elaine, inscris-toi sur Academos pour lui parler :

Parle avec un mentor
Retour à tous
Articles semblables