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Une mentorée Academos nous parle de son choix de carrière vers un métier traditionnellement associé au genre opposé

Il existe de nombreux métiers genrés, soit où l’on retrouve moins de 33 % d’hommes ou de femmes. On pense par exemple à des métiers comme coiffeur ou coiffeuse, pompier ou pompière, policier ou policière, infirmier ou infirmière, etc. D’ailleurs, faire un choix de métier traditionnellement associé au genre opposé peut s’accompagner de questionnements face aux stéréotypes ou préjugés négatifs, de quoi décourager n’importe qui. Si tu t’intéresses à un métier genré, mais que les stéréotypes te refroidissent, voici le témoignage d’Anaïs, mentorée Academos et chargée de projet dans le domaine de la construction. Qui sait, son témoignage saura peut-être t’inspirer! 

 

Anaïs - mentorée AcademosQuel métier exerces-tu aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis en gestion des opérations pour la compagnie qui effectue les travaux de peinture du pont Pierre-Laporte.

En quoi consiste ton métier ?

Mon travail consiste principalement à planifier, organiser, diriger et contrôler les activités et les ressources qui permettent de créer et mettre en place tous les outils pour faire avancer le projet dans la bonne direction. Je travaille conjointement avec le chargé de projet pour l’appuyer dans ses décisions opérationnelles. 

As-tu toujours su ce que tu voulais faire dans la vie?

D’une certaine manière! J’ai toujours su que je voulais fabriquer des choses et être chargée de les voir évoluer. C’est au cégep que ça s’est transformé en design, puis en gestion de projets par la suite.

Quels domaines t’intéressaient le plus?

À la base, le domaine manufacturier m’intéressait beaucoup, mais ça a évolué vers la construction, parce que j’aimais voir de grands bâtiments se faire construire sous mes yeux et savoir que j’avais contribué à rendre le client et les utilisateurs heureux.  😊

Comment ont réagi tes proches quand tu leur a annoncé que tu t’intéressais à un domaine ou métier traditionnellement associé au genre opposé?

Mes parents m’ont toujours appuyée dans mes choix. Ils m’ont aussi rapidement dit de me former une carapace pour me protéger et m’endurcir. À ce jour, je suis encore en train de la faire.

Comment ça te fait sentir de travailler dans un milieu masculin ?

Ça me rend fière de me démarquer dans ce milieu. C’est une dynamique différente, les hommes et les femmes ne pensent pas de la même manière, mais je vois d’un bon œil la progression des femmes dans un domaine plus masculin, car nous apportons notre vision des choses, d’analyse et de savoir-faire. 

Les femmes ont leur place dans tous les domaines et chaque jour des femmes nous le prouvent. D’ailleurs, les connaissances qui me servent dans mon travail sont accessibles à toutes et tous et il y a de plus en plus de compagnies qui ne pensent plus au genre au moment de l’embauche.

As-tu déjà eu des doutes par rapport à ton choix de métier traditionnellement associé au genre opposé?

Oui, pendant mon parcours j’ai parfois été confrontée à des hommes moins ouverts d’esprit, donc ça m’a fait douter un peu, mais ils sont une minorité.

Quels sont les préjugés que tu avais entendus ?

Il y a 2 types de préjugés. Le premier est lié au fait que je suis jeune et relativement peu expérimentée comparé à ceux qui sont là depuis 25 à 30 ans. Le deuxième type est lié à mon genre. Certaines personnes pensent que les femmes ne sont pas faites pour certains domaines ou ne comprendraient pas le métier, donc il m’a souvent fallu prouver mes connaissances. Aussi, certaines personnes préfèrent travailler seulement avec des hommes, car ils croient qu’ils n’auront pas à adapter leur langage, car les femmes sont trop sensibles à leurs yeux.

Qu’est-ce qui t’a amenée à t’inscrire sur Academos?

J’avais pensé aller chercher mon diplôme en génie civil, donc je me suis inscrite sur Academos afin de m’informer sur le domaine de l’ingénierie, dans la région de Québec plus particulièrement, ainsi que sur le parcours académique et professionnel des mentores et mentors d’Academos.

 As-tu aimé discuter avec des mentor.e.s?

Oui vraiment! Ils et elles ont tou·te·s été gentil·le·s et ouvert·e·s à répondre à mes questions. J’ai trouvé plusieurs mentor·e·s sur la plateforme qui ont su me conseiller pour m’aider à me faire une bonne idée du domaine.

Est-ce que le fait d’avoir discuté avec des mentors qui ont vécu une situation similaire t’a aidé à consolider ton choix de carrière ?

Oui tout à fait. En plus, leur vision était très positive, donc c’était encourageant.

Est-ce que tu crois qu’il y a des stéréotypes en lien avec différents métiers encore aujourd’hui ?

Oui, malheureusement, mais je crois que c’est amené à changer. Dans mon milieu, du moins. On voit de plus en plus de femmes aller en génie et se trouver de beaux postes, donc à la longue ça ne peut qu’avoir un impact positif.

Crois-tu qu’il y a encore des stéréotypes à briser sur le marché du travail en lien avec les métiers genrés ?

Oui bien sûr, jusqu’à ce que nous atteignons une certaine parité nous allons encore nous heurter à des gens qui véhiculent et transmettent des stéréotypes.

 

Métier traditionnellement associé au genre opposé

As-tu déjà vécu une situation où tu t’es sentie moins à l’aise dans un milieu masculin ?

Oui, on a déjà commenté mon apparence et ça m’a mise mal à l’aise. Ça peut même être réducteur. Ce genre de situation peut arriver dans tous les domaines, même ceux moins genrés, mais dans aucun cas ça n’est pertinent dans un contexte de travail. 

Est-ce que tes collègues sont accueillant·e·s avec toi et te traitent comme l’une de leurs pair·e·s?

Oui tout à fait. Le chargé de projet est venu me recruter personnellement et nous avons une bonne relation.

Crois-tu avoir les mêmes possibilités d’avancement que tout le monde dans ton domaine ?

Je crois que oui. Je crois que comme tout le monde quand je serai prête à progresser mes supérieur·e·s vont le voir et le souligner. C’est important aussi d’investir dans nos connaissances, car il y a toujours beaucoup à apprendre et les hommes autant que les femmes doivent ajouter une plus-value à l’entreprise pour être considéré·e·s dans les plans futurs de l’entreprise.

En terminant, est-ce que tu aimes pratiquer un métier traditionnellement associé au genre opposé?

Oui, j’adore!

Si toi aussi tu t’intéresses à un métier traditionnellement associé au genre opposé, mais que tu as beaucoup de questions ou d’inquiétudes, saches que sur Academos il a des centaines de mentor·e·s qui ont choisi des métiers traditionnellement associés au genre opposé avec lesquel·le·s tu peux discuter! Pour les trouver, inscris-toi sur Academos et tape parcours atypique dans la barre de recherche. Bonne exploration! 

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