Academos Blogue Jeunes Métiers

Faire le métier de tes rêves: devenir travailleuse ou travailleur social

Tu es à l’écoute et la justice sociale te tient à cœur? Tu aimerais faire un métier qui te permet de faire une différence dans la vie des gens? Le métier de travailleuse ou travailleur social pourrait te plaire. Continue ta lecture pour en savoir plus!

Quel est le rôle d’une travailleuse ou d’un travailleur social?

Une travailleuse ou un travailleur social est une personne qui intervient auprès d’individus, de couples, de familles, de groupes ou de collectivités dans le but de les aider à résoudre ou à prévenir des problèmes d’ordre personnel, familial ou social comme la violence, le suicide et la délinquance. Cette personne procède, entre autres, à des évaluations et des diagnostics psychosociaux et établit des plans d’interventions ainsi que des programmes de services ou d’activités.

En gros, le rôle d’une travailleuse ou d’un travailleur social est d’aider les gens à mieux comprendre les problèmes sociaux auxquels ils font face et de les outiller pour y trouver des solutions.

Qu’est-ce que ça prend pour devenir travailleur ou travailleuse sociale?

Alors, tu te demandes si tu as ce qu’il faut pour exercer ce métier? Voici quelques-unes de qualités requises pour devenir travailleuse ou travailleur social:

  • Aimer travailler en contact avec le public
  • Aimer travailler en équipe avec des collègues ou d’autres professionnels
  • Avoir l’esprit ouvert
  • Avoir une facilité à communiquer et une capacité d’écoute
  • Être capable de s’adapter à tous les types de milieux et de clientèles
  • Faire preuve d’initiative et être autonome
  • Savoir observer et analyser les situations et les personnes

Selon Thierry Pinet, travailleur social à son compte, il faut aussi être patient.e et impliqué.e tout en sachant faire preuve de détachement une fois la journée de travail terminée.

Annick Brazeau, directrice générale dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, ajoute qu’il faut faire preuve d’écoute, de non-jugement, être capable de s’adapter et surtout faire preuve d’empathie et non de sympathie.

En d’autres mots, il faut être capable de se mettre dans la peau d’une personne et comprendre ce qu’elle vit tout en gardant la distance psychologique nécessaire pour préserver sa propre santé.

Quelle est la formation requise pour devenir travailleuse ou travailleur social?

Au Québec, l’exercice du travail social nécessite un baccalauréat ou une maîtrise en travail social ou en service social. Une formation universitaire est également nécessaire pour obtenir le titre de travailleur social, réservé aux membres de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ).

De plus, il est aussi possible de faire une technique en travail social plutôt qu’un baccalauréat. Cette formation permet d’effectuer certaines tâches similaires à celles des travailleuses et travailleurs sociaux, mais ne permet pas d’obtenir le titre de travailleur social.

Quels sont les milieux d’exercice du travail social?

Le travail social peut s’exercer dans plusieurs milieux, dont :

Il est aussi possible d’exercer cette profession à son compte, comme le fait notre mentor Thierry Pinet.

Conseils de nos mentors pour les personnes qui veulent devenir travailleuse ou travailleur social

« Ne pas faire ce travail pour se faire aimer. Parfois c’est de ne pas aider qui est aidant. Ne pas penser que « moi je suis correct et normal ». On est tous heureux et malheureux parfois dans la vie, des fois il y a des gens qui sont mal guidés, et là, on aide. On ne se fait pas toujours aimer lorsque l’on doit dire non à un client. »

dit Thierry Pinet, travailleur social à son compte.

«C’est aidant d’avoir vécu pour pouvoir utiliser les apprentissages pour aider les autres et aussi pour mieux les comprendre (favorise l’empathie). Par contre, vous devez avoir réglé les impacts de votre vécu, être solide afin que ça ne vous affecte pas dans votre travail.

Il est important de prendre soin de soi dans ce travail, de départager ce qui vous appartient et pas, de décrocher après le travail afin de ne pas vous rendre malade.

Aussi, il ne faut pas miser sur les grands résultats pour voir si notre travail a fait une différence. Parfois le petit changement à nos yeux, en est un gros pour la personne aidée et n’est que le début du reste. On ne doit pas faire plus que la personne aidée », explique Annick Brazeau, directrice générale dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants

Le travail social t’intéresse? Inscris-toi sur Academos pour discuter avec des travailleuses et travailleurs sociaux prêts à répondre à tes questions sur leur profession.

Parle avec un mentor

Retour à tous
Articles semblables