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Une animatrice en Maison des jeunes nous parle de son métier!

Savais-tu qu’il y a près de 200 Maisons des Jeunes au Québec? Hé oui! D’ailleurs, le Regroupement des maisons des Jeunes du Québec a fêté son 40e anniversaire cette année! Pour souligner cet événement, nous avons décidé de réaliser une entrevue avec Mélina Forbes, qui est animatrice, intervenante et qui agit aussi à titre de gestionnaire de la Maison des Jeunes du Plateau, depuis huit ans. Voici donc, un portrait de la vie en maison des jeunes! 

Mélina porte plusieurs chapeaux, comme elle aime bien le dire. Elle est animatrice-intervenante, mais aussi gestionnaire. «C’est différent entre chacune des Maisons de Jeunes, mais dans notre établissement on est trois, et les trois on a plusieurs rôles!» 

Sa journée de travail est très diversifiée. «Je n’ai pas le temps de m’ennuyer et de voir le temps passer! Je peux entrer à la maison des Jeunes et avoir de la comptabilité à faire, puis une représentation sur une table de concertation, une rencontre d’équipe et je prépare les activités pour le soir.  Le moment bonbon de ma journée, c’est l’animation et le temps passé avec les ados!» 

Début de carrière 

Mélina a fait un BAC en sexologie. Au moment de choisir son stage d’une durée d’un an, elle a décidé de se joindre à l’équipe de la Maison des Jeunes du Plateau (MJP).

«Au départ, je ne sais pas trop pourquoi, mais travailler avec des adolescents, ça me faisait un peu peur. J’avais vraiment envie d’apprendre à les connaître, mais je savais que ça me sortait de ma zone de confort», dit-elle. 

Tout juste avant son stage, Mélina a été animatrice en maison de jeunes pendant l’été. C’est là qu’elle a rapidement compris que son dynamisme était le bienvenu dans cette équipe. «C’est un peu pourquoi j’ai finalement choisi de continuer d’y travailler. J’ai passé une belle année», explique Mélina. 

Quelles missions? 

«Une maison des jeunes c’est un peu comme le reflet d’une société à petite échelle» 

Il y a un comité jeune, qui se rencontre pour planifier la programmation du mois suivant. Ensuite, il y a une prise en charge de la programmation, tout dépendant où ils sont rendus dans leur processus d’autonomisation. Ce sont donc les jeunes qui se chargent des réservations par exemple! 

Le but dans tout ça, «C’est de leur donner tous les outils pour devenir des citoyens actifs, critiques et responsables», explique Mélina. 

Dans les faits, à la Maison des Jeunes du Plateau, les intervenants ont deux principales responsabilités. Il y a le volet de gestion d’organisme et aussi celui d’animer, d’être créatif et d’apporter des idées. 

«Il faut répondre à leur demande, tout en respectant leurs intérêts en faisant des projets à leur image! Il y a d’ailleurs ça aussi dans mon travail: le devoir de rester à l’affût de ce qu’ils aiment et de ce dont ils ont besoin», explique Mélina en précisant que les tâches d’un intervenant dans un autre établissement peuvent être quelque peu différentes. 

En effet, le but ultime d’une maison de jeunes , c’est d’aider les jeunes à devenir des citoyens critiques, actifs et responsables. 

Les qualités requises 

Quand on demande à Mélina quelles sont les qualités requises pour faire ce métier, elle répond en deux volets. «D’abord, il y a la partie animation/intervention. Il faut être patient, créatif, dynamique, avoir une capacité relationnelle et empathique, avoir une ouverture d’esprit et surtout le sens des responsabilités, car on se souvient que les parents nous font confiance». 

Quant au volet gestion, le gestionnaire doit assurer la bonne gestion de l’organisation en collaboration avec le conseil d’administration. 

«Peu importe le rôle, au sein de la MDJ, il faut être engagé, mobilisé et aussi avoir un esprit de communauté», tient à ajouter Mélina. 

Et les prérequis? 

Tout dépend de la maison des jeunes! «C’est certain qu’il faut être prêt à s’engager dans le communautaire. En règle générale, une personne qui a une expérience d’animateur en camp de jour ou quelque chose qui s’y apparente, c’est toujours un plus!» 

Les formations dans le domaine des sciences sociales, que ce soit en psychologie, en intervention, en travail social, ou comme Mélina, en sexologie, peuvent toutes être utiles dans le cadre de ce métier. 

Dans le processus d’embauche, il y a aussi l’expérience professionnelle et personnelle qui sont prises en compte. «Par exemple, une personne qui a de l’expérience en théâtre, en improvisation, ou encore dans le domaine des arts, ce sont des types d’expériences intéressants!», explique Mélina. 

Les défis!

Comme tout travail, il y a un lot de défis! Mélina explique que les défis auxquels elle fait face au quotidien, ce ne sont pas les comportements des jeunes ou encore le fait de devoir faire de la discipline. 

Le principal défi que Mélina rencontre en tant que gestionnaire c’est plutôt la gestion du budget. «Il faut toujours jongler entre notre désir d’être autonome en tant qu’organisme, et l’obligation de faire des dépôts de projets pour pallier au manque de financement du gouvernement», explique-t-elle. 

Le défi qui concerne tous les employés de la maison des jeunes c’est de garder un bon taux de fréquentation. «C’est important, car on veut pouvoir faire des activités à plusieurs, on veut que notre maison soit invitante pour les autres jeunes et qu’ils aient envie de venir». 

Et le salaire dans tout ça?

«Les avantages sociaux sont très bons! À ma MDJ, je me sens bien, j’aime mes collègues, j’aime mes jeunes, c’est comme une deuxième maison ! La conciliation travail/famille/vie personnelle est également importante pour moi, et mon emploi m’offre cet avantage», explique Mélina. 

Pour les animateurs, le salaire dépend beaucoup de l’organisme. 

«C’est dans le communautaire, donc c’est certain que c’est un peu un sacrifice à faire et ce n’est pas tout le monde qui est prêt à le faire», poursuit Mélina. 

Parfois, les conditions de travail peuvent aussi compter pour beaucoup! Parce qu’une job c’est beaucoup plus qu’un salaire!

Un mentor qui fait la différence 

Nous avons finalement demandé à Mélina si elle avait un mentor à travers son parcours.

«J’ai effectivement eu une mentore! Myriam Rivière était ma superviseure de stage. Elle m’a transmis la passion de porter la voix des jeunes et de faire reconnaître leurs droits!», conclut-elle. 

Donc, si tu crois t’intéresser à l’animation, à l’intervention et au côté humain, sache qu’il y a une très bonne façon de décrocher un premier emploi.

La plupart des Maisons des jeunes ont un financement d’Emploi Été Canada pour des emplois estivaux. Il te suffit d’être dégourdi, prêt à t’investir dans cette aventure et tu pourrais décrocher un premier emploi qui te permettra de voir si c’est fait pour toi et qui te permettra de te développer professionnellement et personnellement! 

Le métier de Mélina t’intéresse? Rends-toi sur Academos pour en discuter avec elle

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