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Conseils aux mentors selon le stade vocationnel des mentorés : Spécification

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont de la génération Z. Saviez-vous que vos mentorés traverseront 4 stades bien précis de développement vocationnel avant d’arrêter leur choix? À noter ici que « développement vocationnel » est un terme fancy d’orientation qui se résume à être un processus de connaissance de soi où le jeune se développe afin de vivre un épanouissement dans son travail. Bin oui, on est tous passés par là! 

Le troisième stade vocationnel par lequel tous les mentorés sans exception passeront est celui de la spécification. Cette dernière les amène à hiérarchiser les idées qui ont survécu au tri de l’étape précédente. Cette hiérarchisation peut prendre plusieurs formes. Dépendamment du jeune, elle peut se faire selon une échelle de désirabilité, de probabilité, de réalisme, de court ou long terme, d’obstacles à franchir, etc. Il va sans dire que la spécification se termine par des compromis, comme tout dans la vie, n’est-ce pas?

Profil du mentoré

Pour la première fois dans son processus d’orientation, le mentoré se sent proche du but. Il peut enfin y toucher, ou presque. Pour ce faire, il doit tomber dans la grosse job, comme on dit. C’est-à-dire évaluer des professions, ses caractéristiques personnelles et professionnelles, des cheminements d’études ou de carrière. Lorsqu’il se sentira prêt, le jeune retiendra un plan A. Évidemment, s’il est prudent, il pensera à conserver un plan B ainsi qu’un plan C (peut-être même un plan D, on n’est jamais trop préparé tsé). Ce processus l’amène à vivre des deuils, à confronter ses choix à ceux des autres ou même à l’opinion des autres. Comme dans n’importe quel processus, il est fort possible qu’une charge émotive soit associée à cette étape du cheminement. Boîte de Kleenex à la main, ils seront prêts à affronter toutes éventualités.

Questions fréquentes

Le mentoré va souvent vous écrire qu’il hésite sérieusement entre 2 professions/programmes. Il a besoin de s’assurer qu’un des deux répond mieux à sa personnalité, à ses rêves, à son idéal professionnel.

  • « J’hésite entre banquier et fiscaliste; entre orthophoniste et orthopédagogue; entre mécanique diésel et industrielle »
  • « J’adore les animaux, mais est-ce un intérêt personnel ou professionnel? Je veux des animaux dans ma vie ou au travail? »

Comment répondre au jeune dans cette phase?

  • Dédramatisez les angoisses. Il ne faut jamais avoir peur de se tromper. Dans la vie, rien n’est irréversible. Comme on dit: « Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée. » Rappelez-lui comment votre propre trajet a été sinueux et que vous ne regrettez aucune des expériences vécues (si c’est le cas, bien sûr).
  • Nommez les compromis. Aucune décision n’est prise sans compromis. C’est un fait. Faites comprendre au jeune qu’aucun emploi n’est parfait mais que, malgré tout, on peut être heureux dans beaucoup d’emplois.
  • Rassurez-le. Il ne choisit pas pour la vie! Il choisit ce qui semble être le mieux pour lui en ce moment avec les informations qu’il a et avec les possibilités qui s’offrent à lui présentement. Si à ce moment précis, il sent qu’il fait le bon choix alors qu’il n’ait pas peur. Il doit se faire confiance et assumer pleinement son choix.
  • Restez neutre. Bien souvent, à ce stade, le mentoré a besoin de validation. Que ce soit par ses pairs, sa famille ou son mentor, il a besoin de sentir que quelqu’un d’autre appuie sa décision. N’hésitez pas à pousser sa réflexion encore plus loin en le faisant verbaliser ses doutes.

Une fois cette étape terminée, le jeune se sent en confiance de dire tout haut « J’ai choisi… » Il lui reste à concrétiser ce choix à la phase de réalisation.

Envie de poursuivre la lecture? Explorons les trois autres stades: 
Stade 1: L’exploration
Stade 2: La cristallisation
Stade 4: La réalisation

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