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L’histoire de Georges-Henri et sa mentorée Karianne: Tout peut arriver à qui sait attendre

L’histoire de Georges-Henri et sa mentorée Karianne est spéciale. Tous les éléments sont réunis pour créer une success-story poignante: une relation mentorale de plus de huit ans, des centaines de messages échangés, de nombreuses rencontres significatives suivies d’un coup de pouce décisif.  

Tout commence lorsqu’une jeune adolescente de secondaire III tombe sur le profil de George-Henri, psychologue et zoothérapeute. Par souci d’approfondir ses connaissances sur la profession de psychologue, elle décide de lui envoyer une première question qui marquera le début d’une relation mentorale longue de plusieurs années. Étant déjà certaine, malgré son jeune âge, de son choix de carrière, Karianne posait des questions très éclairées sur les réalités de son quotidien. La grammaire et la syntaxe impeccables de sa mentorée ont su capter l’attention du mentor dès les premières interactions. Il va sans dire qu’en tant que chargé de cours à l’UQAM, il ne pouvait passer sous silence les erreurs d’homophone! Après de nombreux échanges échelonnés sur plusieurs mois, Georges-Henri a invité Karianne (avec l’accord de ses parents, évidemment) à livrer un témoignage dans l’un de ses cours à l’université. Le cours en question portait sur le développement de l’adolescence; deux pierres d’un coup!

La patience est une vertu

Cette rencontre en personne et les nombreuses discussions virtuelles avec son mentor ont permis à Karianne de confirmer son choix, ce qui l’a poussée vers les sciences humaines au Cégep dans le but de poursuivre ses études en psychologie à l’Université de Sherbrooke. Tout au long du parcours académique de l’étudiante, George-Henri a continué à entretenir la relation entre lui et sa mentorée afin de lui procurer le soutien dont elle avait besoin. En cours de route, l’adolescente, devenue une jeune adulte, a senti que le domaine de la psychologie correspondait de moins en moins à ses aspirations professionnelles. Puis, à la venue de son application aux études supérieures, elle a décidé de bifurquer vers la maîtrise en criminologie à l’Université de Montréal. Toujours en contact avec son mentor, Georges-Henri lui a offert de rédiger une lettre de recommandation. Ce fut un geste des plus significatifs pour cette jeune bachelière, puisque dans un programme contingenté ce genre de référence peut grandement aider. Une relation mentorale de longue haleine qui aura porté ses fruits!

De l’enseignement au mentorat

Dans son poste de chargé de cours, Georges-Henri a l’opportunité de côtoyer la jeunesse et démystifier son métier de psychologue au grand public. Néanmoins, il affirme que ses relations mentorales lui permettent d’avoir un plus grand impact que devant une classe de 80 étudiants. Selon lui, le mentorat est une approche plus personnelle que l’enseignement. En outre, ça permet à la relève de recevoir de l’information d’une ressource de première main. « Beaucoup de jeunes pensent que la zoothérapie c’est flatter des chiens et des chats toute la journée. Souvent, ils me disent “Je veux être zoothérapeute parce que j’aime les animaux.” Je leur réponds “aimes-tu aussi les humains?” », explique le mentor. En plus de combattre les idées préconçues, c’est une opportunité d’approfondir le dialogue et ainsi se rendre plus utile pour les générations futures.

Le conseil ultime de Georges-Henri
Lire entre les lignes. Bien souvent, on peut lire des sous-questions dans une question. Par exemple, combien gagnez-vous? À première vue, cette question ne semble pas à double sens. Détrompez-vous. Sans donner de chiffres, je décris la réalité d’un psychologue et de ses conditions salariales. En élaborant plus large que la question, on augmente les chances de lancer un dialogue.

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